Symptômes de sevrage de Cymbalta


Symptômes de manque de Cymbalta provoque une action en justice

 

Par Donna Gregory Burch  •www.ProHealth.com • 22 janvier, 2016


Cymbalta’s Withdrawal Symptoms Prompt Lawsuits Par: Donna Gregory Burch

Quand le médecin de Lori Peterson a décidé de changer sa médication pour la fibromyalgie de Cymbalta à Savella, elle a suivi avec confiance les instructions -- créant un changement qui la laisserait pour une semaine sur le divan car elle a expérimenté les symptômes de
sevrage de Cymbalta.

Diagnostiquée avec la fibromyalgie en 2007, Perterson avait utilisé le Cymbalta pendant 3 ans et prenait 60mg. deux fois par jour. Bien que Cymbalta soulageait ses symptômes pendant un moment, il a arrêté de fonctionner, et Peterson espérait que finalement Savella apporterait un certain soulagement de la douleur et de la fatigue de la fibromyalgie.

“[Mon médecin] m'a dit en fait que j'avais besoin de me sevrer de Cymbalta étant donné que Savella était semblable," se rappelle Peterson. "J'ai diminué le dosage de Cymbalta et ensuite l'ai arrêté. Ensuite j'ai commencé la plus petite dose de Savella. Après une couple de jours, j'étais incapable de m'asseoir."

La semaine suivante, Peterson était tellement étourdie qu'elle ne pouvait pas aller travailler. Elle s'étendait sur son divan, incapable de se tenir debout par elle-même.

Elle se rappelle que “Si elle essayait de s'asseoir, sa tête tournait tellement qu'elle tombait. J'avais besoin d'aide pour aller à la toilette."

Peterson est seulement une des milliers d'utilisateurs de Cymbalta affectée par un fort taux de drogue créant des symptômes de manque. Une étude par le fabriquant de la drogue Eli Lilly et Compagnie ont trouvé que 44% des patients ont expérimenté des symptômes de sevrage, tel que l'étourdissement, la nausée, le mal de tête, la paresthésie, le vomissement, l'irritabilité, les cauchemars et autres, quand ils ont soudainement arrêté de prendre le Cymbalta. Un plus grand, essai ultérieur impliquant plus de 1 200 patients ont trouvé que 50% des patients avaient des symptômes de sevrage.

Puisque la moitié des patients peuvent expérimenter ces symptômes, les médecins devraient savoir comment sevrer graduellement les patients de Cymbalta mais plusieurs comme le médecin de Peterson, ne sont pas au courant des risques de la drogue.

Et il y a une raison pour ça.

Dans le guide de prescription du médecin d'Eli Lilly pour le Cymbalta sous la "section arrêter le traitement avec le Cymbalta," on lit, "Suivre l'arrêt soudain ou surveiller chez l'adulte des essais clinique de placébo-contrôlé, les symptômes suivants arrivent chez 1% ou plus à un plus fort taux et à un taux significativement plus fort chez les patients traités avec le Cymbalta comparé à ceux qui arrêtent le placébo: l'étourdissement, le mal de tête, la nausée, la diarrhée, la paresthésie, l'irritabilité, le vomissement, l'insomnie, l'anxiété, l'hyperhidrose et la fatigue.".”

Trouvez l'erreur? Les essais indiquent que 44-50% des patients ont des effets de sevrage. Le guide de prescription d'Eli Lilly dit que 1% ou plus. Techniquement, c'est exact, mais ce n'est pas l'histoire complète, et certains médecins pourraient déduire que la figure 1% des symptômes de sevrage ne sont pas fréquents.

Ce désaccord entre la littérature prescrite d'Eli Lilly et ses découvertes de recherche actuelle ont soulevé des poursuites de centaines d'anciens utilisateurs de Cymbalta contre le fabriquant de la drogue, déclarant que la compagnie n'a pas complètement révélé la sévérité ou la fréquence des symptômes de sevrage de Cymbalta. Des milliers d'autres ce sont inscrits pour une poursuite, selon Baum, Hedlund, Aristei & Goldman, PC, une des firmes d'Avocats impliquée dans l'action légale.

La firme d'Avocats écrit dans une déclaration récente que “L'étiquette donne l'impression que le sevrage est un évènement rare (aux alentours de 1%) quand en fait, c'est courant. Nous pensons que Lily a joué avec la sémantique et le système en choisissant sa formulation; il a choisi la formulation pour minimiser le risque pendant qu'au même moment utiliser le langage tel que autant 'ou plus gros que' comme une mesure de CYA (camouflage). Nous croyons que l'étiquette est trompeuse, pure et simple. Le témoignage des médecins qui font les prescriptions dans ces cas le prouve; Ils croient que le risque était rare."

Ça semble comme un argument valable, mais pour l'instant les avocats n'ont pas réussi à convaincre le juge ou le jury.  Les trois premiers cas entendus en cours fédéral l'an dernier ont finit en verdicts pour Eli Lilly.

En août dernier, Claudia Herrera a plaidé aux juristes de la Californie qu'elle se sentait "désespérée" pendant des mois après qu'elle a arrêté de prendre le Cymbalta. Ces symptômes de sevrage ont inclus l'anxiété, l'étourdissement, l'insomnie, et l'élimination du cerveau (lesquels sont décrits comme sentiment d'un boulon d'éclair explosant à l'intérieur de la tête). 

Les avocats d'Eli Lilly ont plaidé leur connaissance commune que les antidépresseurs causent des symptômes de sevrage quand arrêté soudainement, et c'est une pratique standard pour les médecins de sevrer les patients. Le jury a accepté l'argument de Lilly et s'est prononcé contre la compagnie.

Plus tard en août, le procès du plaignant Erin Hexum a été coupé court par un juge fédéral de la Californie qui a penché en faveur d'Eli Lilly après que le médecin d'Hexum a témoigné qu'il ne pouvait se rappeller s'il avait lu le guide des médecins prescripteurs. Le juge a raisonné que si le médecin ne pouvait se rappeller le guide, alors comment les avocats d'Hexum pouvaient plaider que l'information erronée contenue à l'intérieur était responsable pour ses symptômes.

Hexum a dit qu'elle a expérimenté des crampes sévères, demandant une viste à l'urgence, après qu'elle a arrêté de prendre le Cymbalta pour la fibromyalgie. Depuis, elle a été diagnostiquée avec un désordre d'épilepsie et a perdu son permis de conduire.

Les avocats, Herrera et Hexum vont en appel de leurs cas.

Au début de septembre, un jury de la Virginie a plaidé contre les plaignantes Gilda Hagan-Brown et Janine Ali, qui ont déclaré qu'Eli Lilly était négligente en ne révélant pas les symptômes de sevrage de Cymbalta. Les deux femmes ont dit qu'ils ont expérimenté une dépression, des migraines, de la douleur, de la fatigue et des bruits au cerveau après avoir arrêté le Cymbalta en 2012.

À date, plus de 200 plaignants ont rempli des actions en justice contre Eli Lilly. Les avocats ont été infructueux dans leurs tentatives pour consolider ces cas dans une action en justice de recours collectif. Tout naturellement, les avocats de Eli Lilly ont affronté le statut du recours collectif parce qu'ils augmentaient les chances que la compagnie ait éventuellement à payer des milliers de patients affectés.

L'audition du prochain cas de Cymbalta n'est pas prévue avant tard cette année.

Avez-vous été affecté par des symptômes de sevrage de Cymbalta? Partagez votre expérience dans la section des commentaires!




Au sujet de l'auteure:  
Donna Gregory Burch a été diagnostiquée avec la fibromyalgie en 2014 après plusieurs années de symptômes inexpliqués. Elle a écrit beaucoup au sujet des actions en justice sur le sevrage de Cymbalta sur son blogue de fibromyalgie, incluant des ressources aidantes d'aide sur sa page: cymbalta-withdrawal-lawsuits. Donna est une journaliste lauréate dont le travail est apparu en-ligne et dans les journaux et les magasines dans toute la Virginie, le Delaware et la Pennsylvanie. Elle demeure au Delaware avec son mari et plusieurs bébés à fourrure.

 

 




Traduit par Louise Rochette

 

  Louise
Email: LouiseRochette@gmail.com